Les démons de minuit - Page 2

Stargate Zone

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Les démons de minuit

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Re: Les démons de minuit

Message par Charles de Bressignac le Lun 19 Mar - 11:54

Charles sourit gentiment quand son patient, visiblement agité, lui demanda l’autorisation de ne pas rester assis.

« - Je ne vous oblige à rien, monsieur Hayes. Si vous préférez être debout ou même marcher, cela ne me pose aucuns problèmes. »

La réponse suivante alluma plusieurs voyant d’alerte chez le psychologue. Une amnésie, même de courte durée pouvait être bégnine ou au contraire dissimuler un mal bien plus sévère. Mais des drogues et un objet aux propriétés étranges étaient impliqué, un jugement hâtif aurait été malvenue.

« - Nadja, vous parlez du sergent-chef Cook, c’est bien ça ? Pouvez-vous me parlez d’elle ? »

Il savait qu’il s’agissait de son « épouse évidemment » mais les conditions de ce mariage étaient particulièrement floues. De ce qu’il savait, ils ne s’étaient quasiment jamais rencontrés auparavant et s’était retrouvé dans cette histoire à cause d’un mélange malheureux d’alcool. Pas forcément très éloigné de certaines pratiques terriennes. Vegas faisait souvent des ravages chez les militaires en permissions.

Il étudia soigneusement la réaction de son patient à la mention du Sergent. Il avait l’air perdu, mais il ne semblait pas lui en vouloir, ce qui était déjà beaucoup et confirmait le rapport de Garett sur l’effet apaisant de la jeune femme.
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Re: Les démons de minuit

Message par Zander Hayes le Mar 20 Mar - 3:06

Zander finit par s'asseoir sur le canapé, le plus loin possible du psychiatre. Il resterait là tant qu'il le pourrait. Ce qui ne dura pas très longtemps. La deuxième question était tout aussi problématique que la première à ses yeux. Il se leva et fit quelque pas dans le bureau. Parler de Nadja… Pour dire quoi au juste ? À part que cela réveillait généralement tout un tas d'émotions contradictoires, dont une partie venait du bracelet. Il était à peu près certain que l'envie de la voir ou les images qui pouvaient lui traverser la tête ne venait pas de lui. Il alla jusqu'au mur et se retourna pour s'y adosser.

« Oui, je parle du sergent-chef Cook… Mais cela va être difficile de vous dire quoi que ce soit, car je ne la connais pas que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. » admit-il, ce qui représentait pour lui un problème majeur. Mais il pouvait au moins dire comment ils s'étaient rencontrés.

« Je l'ai croisée pour la première fois il y a une dizaine de jours au cours d'une mission dont les détails n'ont pas vraiment d'importance. Ma présence la mettait mal à l'aise et elle faisait tout pour m'éviter, sans que je sache pourquoi. La plupart des femmes du JPS me court après en règle générale, alors je me suis demandé si cela avait avoir avec ma... réputation. » dit-il d'un ton amer.

Pourtant, jamais il ne s'abaisserait jamais à faire quoi que ce soit de déplacer envers une femme, mais cette fichue réputation lui collait à la peau depuis son arrivée et les rumeurs que faisaient courir certaines des femmes trop insistantes qu'il avait repoussées ne pouvaient que lui porter préjudice. Et le pire est qu'il ne pouvait rien faire pour y changer quoi que ce soit, à son grand désarroi. Il avait beau faire comme si cela l'indifférait, ce n'était pas vraiment le cas. Il se laissa glisser le long du mur et s'assit par terre.

« Mais cela n'avait rien à voir en fait. Est-ce que vous connaissez l'histoire du sergent Cook ? » demanda-t-il soudain à de Bressignac. Si ce n'était pas le cas, il allait devoir lui fournir des explications supplémentaires pour qu'il comprenne mieux de quoi il retournait.

« Bref, je voulais savoir pourquoi elle agissait ainsi en ma présence et s'il y avait quelque chose à faire pour y remédier pour éviter tout problème si nous devions retravailler ensemble, y compris ne pas faire équipe ensemble d'ailleurs. Alors, je lui ai proposé d'avoir une discussion sur mon vaisseau ou dans n'importe quel endroit de son choix où elle se sentirait à l'aise. Elle a choisi mon vaisseau. Et nous avons discuté autour d'une bière. Je ne cherchais qu'à détendre l'atmosphère en suivant la coutume terrienne... »

Il n'avait pas vraiment envie d'aborder la discussion en elle-même, aussi la laissa-t-il de côté pour le moment. Cependant, il se doutait qu'il devrait tôt ou tard aborder le sujet.

« C'est une fois qu'elle a fini de m'expliquer son attitude que les choses ont dérapé. Et contrairement à ce que tout le monde pense, nous n'avons pas abusé de l'alcool au point d'être complètement ivres morts. C'est le mélange de ce que nous avons bu et mangé qui a eu des effets imprévus... Toujours est-il que maintenant nous sommes mariés et liés l'un à l'autre pendant un an à cause de ces maudits bracelets. » lâcha-t-il, sur un ton chargé de colère, les poings serrés au point d'en avoir les jointures blanches.

Mais il ne s'en rendait pas compte, trop occupé qu'il était à essayer de garder cette colère sous contrôle. Il était encore une fois décontenancé par ce qu'il ressentait et le fait qu'il ne savait pas d'où cela venait. Il avait une peur bleue d'échouer et de céder à la furieuse envie de taper dans quelque chose qu'il ressentait. Mais frapper dans le mur derrière lui ne serait certainement pas du meilleur effet et ne jouerait certainement pas en sa faveur, sans compter qu'il risquait de se faire plus mal qu'autre chose.



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Re: Les démons de minuit

Message par Charles de Bressignac le Mar 20 Mar - 22:22

Charles écouta patiemment l’histoire, qui aurait pu être banale si elle n’avait mélangé un extraterrestre, une voyageuse temporelle et des technologies héritées d’un potentiel envahisseur. Son éducation classique lui rappela soudain le mythe d’Icare. Zander avait voulu s’approcher de la connaissance mais il payait aujourd’hui très cher ce savoir.

Il n’avait rencontré Nadja qu’une fois un peu après son arrivée et avait été très tenté de lui poser la même question. Grace à Dieu, il avait eu la force d’y résister. Contre son futur, même potentiel, ne lui semblait pas tres sage. Déja, savoir que la Terre avait été ravagée par leur Ennemi était un grand poids qui en avait troublé plus d’un.

Le pic de colère envers les bracelets fut notable et surpris le psychologue. Cela lui semblait démesuré par rapport à la situation. Enfin, personne à sa connaissance n’avait jamais vécue une telle situation.

« - Je vois que cette situation vous met particulièrement en colère. Y a-t-il une raison particulière ? Je veux dire : je comprend que vous retrouvez marié du jour au lendemain à une parfaite inconnu soit perturbant mais vous semblez réagir au-delà de ce à quoi on pourrait s’attendre. »

Il pourrait toujours revenir sur le sujet Nadja un peu plus tard, même s’il avait bien noté que le pilote n’avait pas réellement répondu à sa question.
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Re: Les démons de minuit

Message par Zander Hayes le Mer 21 Mar - 3:00

Zander resta un long moment assis en silence à réfléchir à la question du psychologue. En fait, il se posait exactement la même. Mais ce temps lui fut bénéfique, tout comme le changement de sujet, et lui permit de se calmer.

« Je suis en colère contre moi-même et contre cette situation en générale. Je me sens responsable de tout ça. Aussi longtemps que ce genre d'erreur n'implique que moi, je peux vivre avec et en assumer les conséquences. Mais là, je ne suis pas tout seul, quelqu'un d'autre se retrouve impliqué sans avoir rien demandé et c'est de ma faute. » finit-il par répondre.

Ils étaient revenu sur un sujet de discussion un peu moins glissant pour lui, même si cela lui restait difficile d'y répondre. Mais en même temps, cela l'obligeait à analyser les événements qui s'étaient produits, même s'ils étaient très, trop, récents, et surtout son attitude.


« Quand à l'intensité de ma colère, j'avoue que je ne sais pas. Cela me surprend moi-même, à vrai dire. Je n'ai pas l'habitude de réagir aussi violemment à quelque chose. Cela ne me ressemble pas du tout, bien au contraire. Et je me sens un peu dépassé… Je me demande si cela n'a pas un lien avec le bracelet. Personne ne sait comment il fonctionne vraiment, ni quels peuvent être les effets sur quelqu'un qui n'est pas natif de la planète. Peut-être amplifie-t-il mes émotions de manière totalement disproportionnée... » dit-il en soupirant, un peu désemparé.

Ce qui, d'un autre côté, ne manquait pas de l'inquiéter. S'il n'était pas capable de se contrôler et s'il se mettait à réagir de manière aussi violente à la moindre contrariété ou au moindre regard de travers, il ferait mieux de rester loin des autres tant que les effets du bracelet ne se seraient pas atténués et qu'il ne serait pas de nouveau parfaitement maître de lui même en toutes circonstances.


« Et si je devais deviner ce qu'il s'est passé hier à l'infirmerie, je dirais que quelqu'un a voulu me faire parler de tout ça et que je n'étais pas… du tout disposé à coopérer. Je crois que j'ai failli faire quelque chose de très stupide et que j'aurais vraiment regretté ensuite. Et c'est Nadja qui m'en a empêché. »


Il se souvenait vaguement s'être excusé pour cela, mais pas du pourquoi. Que lui avait-elle dit déjà ce matin ? Il s'en était pris à Xinan ? En serait-il venu aux mains si elle n'était pas intervenue ? Il l'ignorait.

« Et... » commença-t-il avant de s'interrompre pendant plusieurs secondes avant de se souvenir des conseils de Nadja. Il finit par prendre son courage à deux mains pour dire :

« Et j'ai peur que cela se reproduise, mais que cette fois, il n'y ait personne pour m'arrêter... »



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Re: Les démons de minuit

Message par Charles de Bressignac le Mer 21 Mar - 23:06

La réponse sur la colère était satisfaisante mais soulevait un point intéressant.

« - Je comprend ce sens de responsabilité que vous ressentez. Mais pourquoi pensez vous être le seul responsable de cette situation ? Le sergent Cook est une personne avec les pieds sur terre et je soupçonne qu’elle ait autant bu que vous. »

Au moins, Zander avait-il conscience du problème. Il accusait le bracelet d’être en partie responsable et n’avait peut-être pas tort. Mais il faudrait faire des test pour cela. Le protocole proposé par le docteur Teoh à cet effet était intéressant. En fonction de l’issue de l’entretient, il proposerait peut être quelques pistes à ce sujet.

Il écouta patiemment la suite et approuva la sincérité du pilote.


« - C’est en effet l’inquiétude principale de tous le monde. Savoir pourquoi vous vous êtes emporté est une chose, mais je trouve important aussi de comprendre pourquoi seulement miss Cook a été capable de vous calmer. »

Il ouvrit un tiroir de son bureau et en sorti une sorte de petite télécommande, puis une seconde.


« - Ces récepteurs sont liés. Si quelqu’un appuis sur le bouton, l’autre se mettra à vibrer. Je pense qu’il serait intéressant, dans un premier temps tout du moins, que vous en portiez chacun un. »

Il fallait aussi espérer que ces accès de colère ne soient limité qu’à Zander. Il n’aurait pas voulu être celui qui s’interposerait devant un sergent Cook en furie.
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Re: Les démons de minuit

Message par Zander Hayes le Jeu 22 Mar - 3:59

Zander prit encore le temps de la réflexion suite à la nouvelle question de Charles.

« Parce que je suis à l'origine de la soirée ? Parce que c'est moi qui ai proposé l'alcool d'Hébrida ? Parce que c'est moi qui nous ai emmené sur cette planète en dépit de l'opposition de mon vaisseau ? Et si je m'en étais tenu à l'alcool terrien, rien de tout cela ne serait arrivé… » répondit-il avec une pointe d'agacement en secouant la tête.

Il hocha la tête aux propos suivants du médecin. Il ne serait probablement pas assis là à discuter de cet incident, sinon. Oh, il aurait probablement eu droit à une évaluation dans tous les cas pour s'assurer qu'il avait encore toute sa tête, mais l'incident d'hier avait changé la donne.


« J'ai la même qu'eux, vous savez. J'ai peur d'atteindre mes limites à un moment et de perdre le contrôle pour de bon. C'est déjà arrivé d'ailleurs, mais c'est moi qui est écopé. Le mur n'a rien eu, mais je ne peux pas en dire autant du verre que je tenais. » dit-il en montrant sa main bandée. Il n'en était vraiment pas fier, mais c'était arrivé et il ne servait à rien de le nier ou de mentir sur les circonstances.

« Ce que je crains vraiment, c'est de finir par m'en prendre à celui qui sera en face de moi à ce moment-là et de le blesser. Je suis d'autant plus inquiet que j'ai l'impression que mon seuil de tolérance est très bas depuis hier et qu'il en faut très peu pour m'agacer et me faire perdre mon sang-froid. Ça ne me donne pas envie d'être en société... » termina-t-il.

Il espérait vraiment que cela n'était que temporaire et que cela s'estomperait en même temps que les effets du bracelet, sinon il ne savait pas ce qu'il allait faire. Il n'allait certainement pas se terrer indéfiniment de peur de blesser quelqu'un. Il faudrait qu'il apprenne à vivre avec cette colère permanente et cette perspective l'effrayait et ne le réjouissait pas, car ce n'était tout simplement pas lui. Il s'arrêta quelques secondes pour mettre un peu d'ordre sur ce qu'il pensait concernant l'effet apaisant de Nadja. Il l'enviait de ne pas sembler souffrir de saute d'humeur comme lui.

« Et je ne suis pas certain d'avoir une réponse à ça. Je crois que ça a un lien avec les bracelets et les effets qu'ils sont normalement censés avoir sur nous en tant que… couple marié. Ils nous poussent dans les bras l'un de l'autre et lorsque nous nous retrouvons, il s'ensuit une sensation de bien-être et de soulagement d'être ensemble. Enfin, c'est l'impression que j'ai en tout cas. J'en suis encore à essayer de comprendre ce que me fait exactement cette babiole. Ça fait à peine 48 heures que je le porte... » expliqua-t-il.

Il regarda Charles sortir les télécommandes et écouta ses explications, un air dubitatif sur le visage. Il ne voyait pas trop à quoi cela pourrait bien leur servir, ni où le psychiatre voulait en venir.

« Dans quel but au juste? » demanda-t-il.



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Re: Les démons de minuit

Message par Charles de Bressignac le Jeu 22 Mar - 16:40

Charles écouta la raison de la colère du pilote en face de lui avant de secouer la tête.

« - En effet, vous avez invité le chef Cook, mais elle a accepté de son plein gré. Et oui, vous lui avez fait gouter un alcool de votre planète, et elle a accepté également. Quant à la suite… Personne n’aurait pu prévoir ce qu’il s’est passé. Je ne dis pas que ça n’est pas fâcheux comme situation, mais cela aurait pu se produire avec n’importe qui. »

L’un dans l’autre, il avait de la chance de se retrouver marié avec l’ex marine et pas le major Blumberg.

« - Au moins, vous êtes conscient du problème, expliqua patiemment le psychologue. C’est un grand pas en avant. C’est peut-être effectivement lié aux bracelets, les médecins devraient arriver à le déterminer. L’important c’est que restiez maitre de vos émotions et soyez capable de sentir la colère monter. Je vous recommande néanmoins d’éviter de frapper un mur à l’avenir. Et si vous ne vous sentez pas à l’aise en société, préférez les petits groupes, les proches. Ne vous coupez pas de tous contact social, le remède serait pire que le mal."

Au moins il avait la tête sur les épaules, même s’il était un peu perdu.

« - Ces boitiers sont des appels à l’aide. L’autre saura qu’il y a un problème et pourra intervenir rapidement. Même si le Chef Cook ne semble pas ressentir les mêmes effets que vous, je préfère vous savoir près d’elle si elle venait à piquer une colère. »

Zander était-il conscient d’utiliser un vocabulaire normalement destiné aux drogues pour qualifier la présence de son épouse. C’était très perturbant.

« - Arrivez-vous à faire la part des choses ? Entre vos sentiments propres et ceux induits par le bracelet ? »

S’il au fond de lui-même, il en voulait à Nadja de l’avoir mis dans cette galère, le choc des sentiments discordants pouvait expliquer cette colère inexpliquée.
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Re: Les démons de minuit

Message par Zander Hayes le Ven 23 Mar - 3:19

Zander savait que le médecin avait raison, mais cela ne l'empêchait pas de se sentir coupable pour autant.

« Peut-être. Je ne pense pas que je me serais marié si ça avait été un homme, ceci dit. Et s'il n'y avait pas eu les bracelets, j'aurais pu rire de tout ça. Mais là, ce n'est tout simplement pas possible. Et je m'en serai quand même voulu. » répondit-il au médecin.

Il hocha la tête après l'explication sur les boîtiers. Il s'abstint de lui signaler qu'il leur suffisait d'un mot pour que son vaisseau les téléporte l'un auprès de l'autre en deux secondes. Au pire, cela pouvait servir d'avertissement à l'autre avant que Stella intervienne.


« Je ne suis justement pas sûr d'en être capable pour l'instant. Et je ne parle pas de m'enfermer et de jouer les ermites pendant un an non plus. De toute façon, j'en connais plusieurs qui ne me laisseraient pas faire si j'essayais. C'est juste que là tout de suite, je ne me sens pas capable d'affronter les regards, les commentaires et les questions des autres sur le sujet. Pas sans finir par perdre mon sang-froid, du moins. Et si je dois en arriver là, je préfère frapper un mur que quelqu'un… Il n'y a que moi qui serait éventuellement blessé ainsi. » soupira-t-il.

Il ressentait vraiment le besoin de prendre quelques jours tranquille, le temps de digérer tout ça et de l'accepter. Il fonctionnait comme ça. Une fois qu'il aurait fait ça, tout deviendrait probablement plus facile à gérer. Il secoua la tête quand Bressignac mentionna Nadja.


« Non, le sergent Cook semble égale à elle-même et elle a même déjà repris le service. Par contre, si elle fait une crise, j'espère que l'effet calmant est réciproque, parce que je ne suis pas certain de vouloir m'interposer entre elle et l'objet de sa colère… Je crois que ce n'est pas plus recommandé que de taper dans un mur. » fit-il remarquer, d'autant qu'il ne faisait pas vraiment le poids contre elle.

Décidément, Charles avait l'art et la manière de poser les questions difficiles. Mais c'était probablement son boulot. Il ne savait pas s'il devait le détester pour ça ou lui dire merci pour tenter de l'aider à y voir lui-même un peu plus clair dans tout ce chaos.


« Je sais que ce que j'éprouve pour Nadja ne vient pas de moi, mais du bracelet. Et je veux résister à cela et ne rien ressentir pour elle. Ou pas comme ça, pas à cause d'un objet. Mais je n'ai visiblement plus voix au chapitre dans ce domaine... Après, pour le reste, non, je ne suis pas sûr de ce qui vient de moi ou du bracelet... » dit-il.

Puis il restait une autre facette du problème lié à ce qu'il avait appris sur sur futur lui qu'il avait pris soin de ne pas abordé. Mais il ne se sentait pas prêt à en parler.



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Re: Les démons de minuit

Message par Charles de Bressignac le Sam 24 Mar - 12:47

« - Ces bracelets compliquent tout, c’est certain. Il va vous falloir apprendre à vivre avec, a moins que vos médecin ne trouvent un moyen de les retirer, bien sur. »

Une chose était sure concernant son patient, c’est qu’il était très conscient de son état et de ses problèmes.

« - Il serait utile que vous preniez quelques jours de repos, je pense. Sans vous isoler, bien sur, mais pour faire le point, vous reposer et évaluer votre situation. Et pour diminuer vos tendances agressives envers la maçonnerie locale, je ne serai que trop recommander le sac de frappe. »

Elle souriait en prononçant ces derniers mots, pour bien marquer la plaisanterie et alléger la tension, toujours sous-jacente chez Zander.

Il hocha la tête à sa description du sergent en furie. Ça n’était pas un spectacle qu’il était pressé de voir, même si, techniquement, celle ci dépendant de sa collègue de l’Achille. La suite confirma plus ou moins ce qu’il pensait et il réfléchit un instant à comment présenter les choses.


« - J’ai au contraire l’impression que vous faites bel et bien la différence. Cette lutte contre des sentiments « imposés » doit être épuisante mentalement. Je comprend totalement que vous ne souhaitiez pas vous y abandonner, mais pendant un an, cela va être très compliqué. Je ne dit pas qu’il faille vous laisser aller, bien sur, mais il faut rapidement vous trouver un moyen de libérer la pression. Sinon, vous allez littéralement exploser comme une cocote minute. »
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Re: Les démons de minuit

Message par Zander Hayes le Sam 24 Mar - 15:16

Zander se contenta de hocher la tête. Le médecin ne faisait que confirmer ce qu'il savait déjà. Toute cette situation imposée le frustrait.

« Je sais que je n'ai pas le choix. C'est bien le problème d'ailleurs… Et ce serait l'idéal, mais ils n'avaient pas l'air très optimiste sur la question, car ils n'ont aucune idée de leur fonctionnement pour le moment et donc des conséquences de leur retrait anticipé. » dit-il.

Tant qu'il n'aurait pas accepté ce qui était arrivé, il n'avancerait pas et resterait sur place. Il le savait. Il fut soulagé quand le médecin dit qu'il allait recommander quelques jours de repos. S'il ne l'avait pas fait, il en aurait parlé avec Nadira. La suite lui tira un petit sourire.


« Merci. Je crois que j'en ai effectivement besoin. Ça m'aidera à y voir un peu plus clair et m'habituer à tout ça. Et oui, je tâcherais de prendre sur moi et de sortir de mes quartiers de temps en temps, ne serait-ce que pour aller en salle de sport me défouler. C'est effectivement mieux pour moi et la station que j'aille taper dans un sac prévu à cet effet. »

Il grimaça en entendant la suite. Charles avait encore une fois raison sur plusieurs points et ne lui apprenait rien, mais cela restait plus facile à dire qu'à faire. C'était effectivement épuisant de lutter contre soi-même et ce qu'il ressentait. Des images lui traversèrent la tête quand il pensa à des moyens de soulager la pression et il secoua la tête pour les chasser. Ce n'était pas le moment d'avoir ce genre de pensées.

« Ce que je voulais dire, c'est que je ne suis pas certain de l'influence du bracelet dans ce que je ressens en dehors de ce qui concerne Nadja. Comme pour ma colère. Je peux comprendre que je le sois, mais pas pourquoi elle est aussi violente ni pourquoi je passe d'une émotion à l'autre aussi brusquement… C'est perturbant et je dois m'y habituer, comme le reste. Et je sais qu'il faut que je trouve un moyen de vivre avec ça, sinon je serai vite bon à enfermer ou je finirai par faire quelque chose de très très regrettable. » dit-il en soupirant.

Il se leva et fit quelques pas pour chasser les fourmis dans ses jambes. Il ne se sentait pas vraiment mieux qu'en arrivant, juste plus fatigué. Tout ceci n'avait fait que conforter ce qu'il avait lui-même deviné.

« Est-ce que nous en avons terminé ? » demanda-t-il sur un ton las.

Charles confirma que cela suffisait pour l'instant, mais qu'il souhaitait le revoir, ce qui le surprit pas outre mesure et ne le ravit pas particulièrement. Il récupéra les boîtiers et salua le médecin avant de sortir.



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Re: Les démons de minuit

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