Castle Addict

Stargate Zone

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Castle Addict

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Castle Addict

Message par Plume le Mer 24 Juin - 23:01

Kikou ! 

Pour Nad (et tous ceux qui veulent y jeter un oeil ^^)

Chapitre 1 :
La soirée était déjà bien entamée lorsque une chope de bière visiblement entamée décolla de la table pour se voir suspendue à 40 centimètre au dessus de celle-ci. Charlie, un habitué assis depuis un temps appréciable au comptoir cligna des yeux de surprise avant de tourner son regard vers son verre à moitié vide - ou à moitié plein pour les plus optimistes. Ses yeux firent des allers-retours rapides entre cette chope et son verre avant de finalement repousser ce dernier vers le barman. Voilà qu'il se mettait à voir léviter des objets. S'arrêter de boire un moment ne pourrait lui faire que du bien. Et il était sans doute plus sage de rentrer en taxi, ... 

Mais les hallucinations de ce bon vieux Charlie ne constituent pas l'évènement le plus intéressant de la soirée. En effet, une discussion était sur le point de démarrer. Qui aurait cru qu'une simple discussion puisse engendrer des conséquences si disproportionnées ?
Revenons à nos moutons - ou à notre chope dans le cas présent. Si on l'observe  de plus près, on s'apercevra qu'elle ne lévite pas le moins du monde - désolé Charlie - mais qu'une main enserre fermement sa anse. Cette main est, bien évidemment soudée à un bras, lui-même rattaché à un corps. Et ce corps n'est rien de moins que celui du patron. 

  • Encore une affaire résolue en bonne et due forme ! Quelle équipe ! S'extasia l'homme en question.
  • C'est vrai qu'on est plutôt doués, enfin, surtout moi évidemment. Continua un autre au teint mat.
  • Pas trop enflées, les chevilles, Javi ? T'arrive encore à lacer tes chaussures ? Lui lança un troisième après une déglutition difficile.
  • C'est plutôt grâce à moi qu'on a mis la main sur Stenson ! Il faut vous faire une raison les gars, sans moi, vous n'êtes rien ! Reprit le propriétaire des lieux avec un grand sourire satisfait.
  • Il y a des fois où je me demande même comment Castle arrive à enfiler les siennes, ... 


La réplique de la jeune femme, accompagnée d'un regard navré, provoqua l'hilarité de ses collègues. Sauf Castle, évidemment, qui profita de l'occasion. 

  • Rien de plus simple, lieutenant. Il vous suffirait d'être présente lorsque je m'habille, ... 


Il avait prononcé ces paroles d'une voix suave, pleine de sous-entendus, le regard fixé au sien et avait obtenu l'effet escompté. Après quelques secondes durant lesquelles elle avait soutenu son regard, elle avait finalement détourné les yeux. 

  • Et si on disait que c'est un travail d'équipe ? Avait-elle tenté.
  • Mon soucis du détail. Exposa Ryan.
  • Mes yeux perçants. Continua Esposito.
  • Mes théories salvatrices. Enchaîna Castle.
  • Et n'oublions pas les conclusions essentielles du légiste. C'est pas parce que je passe ma journée au frais que je me la coule douce ! S'exclama Lanie. 
  • Le tout dirigé d'une main de maître. Finit Beckett.


Un spectateur attentif aurait déceler la pointe de doute des différents protagonistes à chaque intervention d'un collègue. Ce qui n'échappa à aucun d'entre eux. Un suspicieux silence envahit la table jusqu'à ce qu'un Esposito décidé ne le brise. 

  • On va bien voir qui est le meilleur. Je vous propose un pari. Le premier à résoudre la prochaine enquête gagne.
  • Ce sera sans moi ! J'ai ni le temps, ni les moyens de faire votre boulot. J'en ai déjà assez du mien. 
  • Ok. Puisque Lanie est hors course, on a qu'à se faire un duel de duo. Beckett et moi contre vous les gars. Et que les meilleurs gagnent !


Castle et Esposito en était déjà à seller le pari par une poignée de main lorsque Ryan et Beckett, pris par la compétition, acceptèrent enfin.

  • Et l'enjeu ? C'est bien beau tout ça mais sans enjeu, ce n'est pas drôle. 


Lanie prenait visiblement plaisir à la compétition. Comme le silence reprenait ses droits, la légiste prit les choses en main.

  • J'ai une idée. Donnez-moi une seconde.


Elle se leva rapidement et gagna le comptoir. Après quelques mots échangés avec le Barman, celui-ci lui tendit un bloc note et un crayon. La jeune femme nota quelque chose sur la première feuille, l'arracha de ses congénères et la plia en quatre avant de retourner à sa place, entre Kate et Esposito.

  • L'enjeu est noté ici. Dit-elle en brandissant la feuille.
  • Et qu'est-ce que c'est ? Demanda Ryan.
  • Tout l'intérêt est là. Je ne vous le dirais pas. Affirma la légiste, visiblement très fière d'elle. Cela donne un côté piquant à cette histoire de pari. Vous serez d'autant plus concentré que l'enjeu est secret. Je ne vous donnerai ce bout de papier que lorsque les vainqueurs seront désignés.
  • J'adore ! S'extasia Castle
  • Le contraire m'aurait surpris, ... Réplique Beckett, du tac au tac.
  • Va pour moi, chica.
  • Ca marche.


C'est ainsi qu'une énième soirée au Old Haunt entrainera le capitaine Gates à prendre des mesures pour le moins inattendues.

Chapitre 2 :
La semaine avait été calme au 12ème. Les criminels semblaient avoir déserter la ville. Cela aurait dû ravir tout le monde. Neuf jours sans meurtres à New York. Une grande première ! Mais l'ambiance au poste était loin d'être aussi festive.


  • Je m'ennuie, ... 
  • Te plains pas Bro, t'es pas obligé de rester, toi.
  • Si vous voulez vous occuper, j'ai toute une pile de dossiers à classer Castle.
  • Et tant que tu es, il y a aussi ceux-là ! Ajouta Espo en montrant son bureau.
  • Et les miens ! Renchérit Ryan.


Castle considéra la pile impressionnante de dossiers entassés sur le bureau de Beckett. À ses coup d'oeil sur ceux des gars et son regard horrifié, il n'était pas difficile de comprendre qu'il imaginait une pile géante de dossiers mangeurs d'homme. Beckett, Ryan et Esposito, ayant fait une pause pour regarder l'écrivain, purent profiter pleinement de  son  visage très expressif. Ce dernier tenta de reprendre la face. 

  • Comment pouvez-vous emmagasiner autant de retard ? C'est dingue !  
  • Vous avez déjà entendu parler de priorité Castle ? On ne peut pas tous faire ce qu'on veut, quand on veut. Lorsqu'un meurtrier rôde, taper les dépositions, remplir les dossier, classer, ... tout ça passe au second plan. 
  • Et revient sur le devant de la scène dès que les gangsters font un break, ...


Une pointe de lassitude agrémenta la dernière remarque d'Esposito. Il ferma son énième dossier de la journée avant de le déposer délicatement - ou pas - sur le tas de chemises cartonnées. Tous avez l'air aussi défait. La paperasse n'était pas leur activité favorite.

  • Pourquoi tu reste d'ailleurs ? Tu n'es jamais là pour la paperasse d'habitude. 
  • Elémentaire, mon cher Ryan. Imagine qu'un corps soit découvert aujourd'hui. Si je n'étais pas présent, ça vous laisserai une longueur d'avance. Ca ne changerait rien, évidemment, mais autant commencer au même niveau.
  • Evidemment. Commenta Ryan avec une légère grimace alors que Beckett levait les yeux au ciel et Espo lançait un regard noir à Castle.
  • On ne peut quand même pas se réjouir de l'absence de meurtre. Avança Beckett, qui ne semblait pourtant pas persuadée. 
  • Non, ce serait... Ryan hésita quelques secondes. ...pas bien. 


Tous les regards se fixèrent sur lui, moitié surpris, moitié amusé, moitié compatissant (hum ça fait beaucoup de moitiés ça...).

  • Sérieusement Ryan ? "Ce serait ... pas bien" ? T'as pas trouvé mieux que ça ? C'est pourtant pas les adjectifs qui manquent. Tu aurais pu dire "cruel", "déplacé", "pitoyable", ... L'homme de lettre avait reprit le dessus mais fut vite coupé par l'égo blessé de Ryan.
  • Bon alors, vous nous aider ou non ?
  • Bien sûr que je vais vous aider. Je suis un homme serviable ! 


Beckett leva brusquement la tête de son rapport. La surprise marquée sur ses traits. Les gars aussi s'étaient figés de stupeur.

  • Vraiment ? Vous acceptez de classer ces dossiers ? Fit-elle avec un grand geste du bras pour désigner tous les documents. 
  • Bien sûr que non, voyons, je ne suis pas désespéré à ce point-là ! 


La lueur d'espoir s'éteignit aussi rapidement qu'elle s'était allumée.

  • Mais je vais bien vous aider, ... avec un bon café ! Vu vos mines, vous en avez bien besoin ! 


Sans attendre de commentaires, Castle se leva et se dirigea en salle de repos. Quelques minutes plus tard, il avait reprit sa place près du bureau de Beckett. Ryan avait fait rouler sa chaise à côté de celle de l'écrivain et Esposito s'était posté près de son partenaire. Tous dégustaient leur café en discutant lorsque Karpowski fit son entrée. 

  • Alors Beckett, toujours pas d'affaire ? Je compte sur toi, j'ai parié gros ! Tenez-moi au courant !


Cette histoire de pari avait fait le tour du poste et s'était apparemment étendue au delà de l'équipe. Il faut dire que cela faisait une semaine que nos quatre comparses se disputaient au sujet des vainqueurs et, l'attente n'arrangeait rien. Au contraire, elle décuplait les rivalités. 

  • Quoi ? Karpowski a parié sur Beckett et Castle ?! S'exclama Esposito.
  • T'inquiète pas Bro, ce n'est que de la solidarité féminine. Jenny fait pareil avec ses copines. Quand elles sont ensemble, c'est la même chose. Si j'ai l'audace de la contredire, j'ai toute la tribu contre moi. Même si je dis que 1+1=2.
  • Ou alors, se risqua Beckett, elle sait reconnaître le meilleur flic quand elle l'a sous les yeux.
  • Qui parlait de cheville l'autre jour ? 


Cette réplique, lancée innocemment par Castle avant de boire une gorgée de café, fut accueilli par un regard noir. 

  • Je vous rappelle qu'on est dans la même équipe, monsieur l'écrivain.


C'est ce moment que choisit Gates, visiblement contrariée, pour sortir de son bureau. 

  • Rentrez chez vous ! 


Cela eu le mérite de calmer tout le monde. Beckett se ressaisit la première.

  • Pardon ? 
  • Je vous ai dit de rentrer chez vous lieutenant. Et c'est aussi valable pour vous Ryan et Esposito. Et surtout monsieur Castle. Rentrez chez vous. Je vous veux en forme demain matin, à 8 heures tapantes !


Sur ce, elle referma la porte de son bureau. L'équipe se regarda, perplexe. Chacun finit par attraper sa veste et les quatre acolytes se dirigèrent vers l'ascenseur. Alors que les portes se refermaient on pouvait entendre la voix de Castle.
- Quand elle dit 8 heures, c'est pour moi aussi ? 

Chapitre 3 :
Le lendemain matin, le calme ambiant du loft Castle fut perturbé par trois coups brefs. La jeune fille finit son jus d'orange d'une traite et se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit sur un Kate Beckett souriante.


  • Bonjour Alexis. 
  • Lieutenant Beckett ? 


L'interrogation de la rouquine, alors qu'elle s'effaçait pour laisser entre la policière, reflétait sa surprise de la voir au loft de si bon matin, bien que trop polie pour en faire la remarque à voix haute. N'étant pas flic par hasard, Beckett s'en aperçut.

  • Le capitaine nous attend à 8 heure ce matin. Je veux être sûr que ton père soit à l'heure. Il est prêt ?


Le sourire amusé de la fille Castle fut vite remplacé par un regard fataliste. Elle secoua doucement la tête de droite à gauche. 

  • Il n'est même pas encore levé...
  • C'est une blague ?! Fit la policière en consultant sa montre. 


L'adolescente ne prit pas la peine de répondre et désigna le bureau de son père. 

  • Sa chambre est derrière. Il faut que j'y aille, j'ai cour à 8 heures. Bonne journée Lieutenant !

 
A peine la porte claquée, Beckett se dirigea d'un bon pas vers le-dit bureau, qu'elle traversa en trombe. La porte s'ouvrit à la volée.

  • Castle ! Vous vous foutez de moi ?!!


L'intéressé fut tellement surpris qu'il en tomba du lit et releva la tête, visiblement déboussolé.

  • Hein ? Quoi ? Qui est mort ? 
  • Personne n'est mort. Pas encore.


L'écrivain sembla reprendre ses esprits et se releva complètement. 

  • Beckett ? Qu'est-ce que vous faites dans ma chambre ? Demanda-t-il, surpris. Non pas que ça me dérange, entendons nous bien, mais c'est pas très habituel comme situation.


Il ne lui avait pas fallu longtemps avant de retrouver ses habitudes. Quant à Beckett, elle refoula rapidement les idées que la vue de son écrivain au réveil lui avait suscitées. Il faut dire que c'était un spectacle appréciable, uniquement vêtu d'un bas de pyjama, les cheveux partant en free style et le regard encore un peu vague. Elle décida d'éluder la dernière remarque pour se concentrer sur l'essentiel.

  • 8 heures Castle ! Gates nous attend à 8 heures ! Et elle n'avait pas l'air commode hier soir. On n'a pas intérêt à être en retard !
  • Mais je sais tout ça. C'est pourquoi j'ai programmé mon réveil sur 7 heure hier soir. Pour être sûr d'être à l'heure. 


Fier de sa dernière réplique, il désigna son réveil. Et pu y voir, ... du noir total.

  • Mais qu'est-ce que...
  • L'autre condition pour qu'il sonne, Castle, c'est de le brancher !
  • Oh la boulette.


Le grand Richard Castle resta interdit quelques secondes. Il ouvrit plusieurs fois la bouche pour parler mais se ravisa à chaque fois. Jusqu'à ce qu'il sorte de sa léthargie et demande, d'une voix presque enfantine.

  • Et quelle heure est-il ?
  • 7h35 ! 
  • Ah. 
  • Vous avez exactement 10 minutes pour vous préparer ! Pas une de plus !


Sur ce, elle sortit de la chambre, ferma la porte et expira à fond pour se redonner une contenance avant de rejoindre le salon. Neuf minutes plus tard, c'est un Castle douché, habillé et coiffé qui fit irruption dans le salon, des chaussures à la main. 

  • Vous avez vu ça ! Pile dans les temps ! Dit-il en sautillant sur le pied gauche et courbé en deux pour mettre sa chaussure droite. 


Beckett n'eut que le temps de le voir osciller dangereusement sur la droite avant d'entendre le son caractéristique d'une chute. Elle se précipita vers lui par réflexe, ... et inquiétude.

  • Ca va, ça va, je vais bien ! 


Il resta au sol le temps d'enfiler la chaussure gauche et se releva avec l'aide de sa partenaire, qui ne put réprimer un sourire. 

  • Je savais bien que vous aviez du mal à enfiler vos chaussures, ... lâcha-t-elle en attrapant sa veste, posée sur le dossier du canapé.
  • Très drôle Beckett ! Vraiment hilarant ! Répliqua-t-il légèrement vexé avant de continuer en fermant la porte. Et moi je savais bien que vous rêviez de me voir m'habiller, ...


Chapitre 4:
Quelques minutes plus tard, l'ascenseur du 12ème district s'ouvrit sur son "DING" habituel. 


  • Pile à l'heure ! Quelle ponctualité ! Lança joyeusement Castle en sortant de l'appareil. 
  • Et ça va être grâce à vous je suppose ? 


Beckett s'était figée une seconde, consternée, avant de reprendre la marche vers son bureau. Elle y déposa sa veste et fit signe à Ryan et Esposito. 

  • Salut les gars ! 
  • Yo Beckett ! Esposito désigna Castle en continuant, le sourire au lèves. Vous arrivez ensemble maintenant ? C'est mignon.
  • C'est surtout stratégique Espo ! Je voulais être sûr qu'il arrive à l'heure.
  • C'est évident, ...


Apparemment Ryan s'alliait avec son partenaire en lançant cette réplique d'un ton neutre qui ne trompait personne. Castle, quant à lui, venait de délicatement plier et poser son manteau sur l'accoudoir de la chaise qui lui était réservé et se tourna vers le trio, plein d'entrain. 

  • Café ? 


Avant qu'il n'ai eu le temps de faire trois pas vers la salle de repos, la porte du bureau de Gates s'ouvrit. 

  • J'ai une enquête pour vous ! 


Castle jeta un dernier regard perdu vers la machine à café qu'il apercevait à travers les vitres de la salle avant de faire demi-tour et de suivre les autres dans le bureau du capitaine.

  • Ou pas, ...


Le capitaine Gates aurait pu se croire dans une cour d'école. Face à elle, dans le bureau semblant soudainement étroit, se tenaient, alignés, un quatuors des plus hétéroclites. Sur la gauche un mexicain baraqué, à sa droite un irlandais distingué, venait ensuite une grande brune au regard inquisiteur et enfin, ...

  • Bonjour capitaine Gates. Quelle belle journée n'est-il pas ? 


... Richard Castle. Voyant le regard de Gates s'attarder un peu trop sur son partenaire, Beckett pensa qu'il était temps de désarmer une situation délicate avant qu'elle ne s'envenime.

  • Vous avez parlé d'une affaire, sir ?


Gagné ! Le regard du capitaine dévia immédiatement sur la détective. 

  • En effet. J'en ai marre de vous voir tourner en rond et vous chamailler pour ce pari ridicule. Pari qui a fait le tour du poste. Tout le monde ne parle que de ça et les criminels s'offrent un peu de vacances. Alors j'ai décidé d'accélérer les choses. En plus, le docteur Parish m'a parlé de l'enjeu et je dois dire que j'ai plutôt hâte de voir ça. 


Sous les regards ébahis et inquiets de ses interlocuteurs, elle sortit deux dossiers de son tiroir et les posa sur le bureau. Sur le premier, on pouvait lire, écrit au feutre rouge, "Détectives Ryan et Esposito". Le second portait l'indication "Détective Beckett et Mr Castle" au feutre vert. 

  • Le docteur Lenoir a été retrouvé, mort, près de sa piscine intérieure, dans son manoir. On sait que son corps a été déplacé. Cette enquête n'est pas une affaire ordinaire, comme vous pouvez le constater. Elle dû réprimer un sourire face aux mines perdues de ses subordonnés. Vous trouverez dans ces dossiers la liste des suspects et un plan de la demeure. De plus, quelques indices supplémentaire sont partagés, de manière équitable je vous assure, entre vos deux équipes. A vous de décider de ce que vous en ferez. Elle remit les dossiers respectivement à Esposito et Beckett. Ah, j'allais oublier ! Pas de légiste sur ce coup-là et pas d'interrogatoires non plus, vous êtes seuls et vous avez carte blanche. Venez me voir si vous pensez tenir le coupable. Mais attention, pas de seconde chance !  Prouvez-moi que ce qu'on dit de vous est vrai.


Sur ce, elle congédia l'équipe, qui ne savait plus sur quel pied danser. Une fois sortis du bureau, il se dirigèrent tous vers la salle de repos. Pendant que Castle leur préparait un café corsé, il se regardaient, dépités. 

  • C'est bien ce que je crois ? Esposito avait parlé le premier. 
  • C'est pas possible ! On n'a rien ! Pas d'accès au corps, ni au lieu du crime. On ne sait même pas où ce type est mort ni ce qui l'a tué ! 
  • Je crois que c'est justement le principe Beckett. Castle fit fi du regard noir du lieutenant. Moi je trouve ça drôle. Un défi à relever ! 


Il venait de s'assoir avec eux. Les deux équipes face à face. Ryan prit le parti de l'écrivain. 

  • Au moins ça change de d'habitude. Attendons de voir le contenus de ces dossiers avant de tirer des conclusions. Ce sera peut-être intéressant.


Les quatre comparses burent leur café en silence, chacun semblant réfléchir à la situation. Soudain, Beckett posa sa tasse vide sur la table, sourcils froncés. Esposito fut le premier à le remarquer.

  • Un problème, boss ? 


L'intéressée leva des yeux interrogateurs vers lui. 

  • Pourquoi Lanie a révélé l'enjeu du pari à Gates ? Et surtout qu'est-ce qui peut la rendre si impatiente ?


Un silence religieux répondit à ces questions.

Chapitre 5:


  • Le majordome ! C'est toujours le majordome ! 


Après leur pause café, les deux équipes s'étaient retirées, chacune de son côté pour commencer les investigations. Alors que Beckett ouvrait le dossier, les neurones de Castle tournaient à plein régime. 

  • Salaire insuffisant, manque de gratitude, ou alors il a fini par se rendre fou à force de courbettes et de "Si monsieur le désire..."


Il avait pris une voix guidée pour l'imitation, qui eu le mérite de faire sourire sa partenaire. Gagné ! Il faut dire que cette enquête ne l'enchantait pas. 

  • Ce serait une théorie intéressante, Castle, ... Commença-t-elle en lui tendant une feuille issue du dossier, ... si le majordome faisait partie des suspects.
  • Hum, hum, ... en effet, je ne vois aucun majordome ou maître d'hôtel sur cette liste... Voyons, ... nous avons un religieux, un ancien militaire, une star de cinéma, une vieille fille de la haute, une cuisinière et un geek. 


Beckett releva la tête au dernier mot de l'écrivain. 

  • Un geek ?
  • Oui, un type qui partage son temps libre entre la bidouille informatique, les jeux vidéo et les rediffusions de Star Trek. On ne devient pas milliardaire en créant ses propres jeux vidéo si on n'est pas accroc à l'informatique.
  • Et un geek aurait-il pu tuer notre victime ? 
  • Quelqu'un m'a dit une fois que tout le monde était capable de tuer. 
  • Quelqu'un de sage.
  • Mais malgré mon imagination surdéveloppée, j'ai du mal à lui trouver un mobile.
  • Les deux principales causes de meurtres, commença Beckett, sont l'argent, ...
  • Il était aussi riche que la victime donc je dirais que non.
  • ... et le sexe. 


Il y eu un blanc. Tout deux regardant alternativement les photos de la victime - homme blanc, 73 ans, cheveux blancs avec une touche de gris - et du suspect - homme blanc, 25 ans, cheveux bruns mi-long, lunettes rectangulaires - avant de se regarder et de répondre en coeur. 

  • Non.


Puis Beckett se replongea dans le dossier en énumérant à Castle les informations dont ils disposaient pendant que celui-ci prenait une expression d'intense réflexion.
--------------------

De leur côté Ryan et Esposito n'étaient pas plus avancés. Alors qu'Espo parcourrait rapidement le dossier, Ryan regardait du côté de ses adversaires en soupirant. 

  • Ils ne doivent pas gagner Javier ! T'imagine Castle après ça ? Il va nous le rabâcher pendant au moins un mois ! On passera pour des nuls ! 
  • Tu devrais plutôt t'inquiéter de l'enjeu Bro. Crois-moi, l'enthousiasme de Lanie ne peut vouloir dire qu'un chose : les perdants vont prendre cher ! Et j'ai assez donné, merci ! 


Dans un dernier soupir, Ryan saisit quelques feuilles du dossier. 

  • Alors, qu'est-ce qu'on a ? Tiens ! Un plan des lieux. Ça pourrait être utile. 
  • Qui irait mettre la chambre à côté de la cuisine ?! S'exclama Esposito.
  • Quelqu'un qui colle une piscine au milieu d'un manoir, apparemment, ...
  • Je ne sais pas qui est l'assassin mais il s'est trompé de victime. C'est l'architecte qu'il fallait descendre ! 


Après un claquement de main qui leur redonna le sourire, les deux amis se replongèrent dans la lecture de leur dossier. 

  • Ah tiens, c'est bizarre. Ryan était tombé sur la liste des suspects.
  • Quoi ? Qu'est-ce qui est bizarre ? 
  • Ben, j'aurais juré que notre coupable était le majordome, mais il n'y a aucune mention de majordome, ...


--------------------


  • Le corps a été déplacé. Commençons par là. 


Castle accueilli la directive de Beckett d'un haussement d'épaules. 

  • D'accord. Qui l'a déplacé et comment ? 
  • Quelqu'un de fort.
  • Ce qui élimine les suspects féminins. 


La policière, qui avait commencé à faire les 100 pas devant son bureau, stoppa net et se tourna vers l'écrivain. 

  • Et pourquoi s'il vous plaît ? Une femme n'est pas capable de tirer un corps sur quelques mètres ? Vous voulez une démonstration peut-être ? 


Elle avait dit cette dernière phrase en faisant un pas en avant, l'oeil menaçant. 

  • Loin de moi cette idée, Lieutenant ! Je sais bien certaines femmes sont capable de tout croyez-moi ! Mais jetez donc un oeil à nos suspectes. La starlette ne doit pas avoir l'habitude de soulever autre chose que son mascara, la vieille, à son âge, doit à peine réussir à tenir debout sans aide et je serais surprise que la cuisinière arrive à se baisser suffisamment pour lasser ses chaussures alors déplacer un cadavre, ...


L'argumentation logique de son partenaire sembla apaiser la détective. 

  • Il nous reste donc le prêtre et le militaire. Continua Beckett.
  • Le militaire aurait eu la force nécessaire. 
  • Mais pourquoi tuer le milliardaire ? Je ne vois aucune raison valable. 


Au bout de quelques secondes de réflexion, Castle regarda sa partenaire, un sourcil levé et proposa. 

  • CIA ?


C'est un soupir exaspéré qui lui répondit. Puis Beckett reprit la parole.

  • Il nous faut plus d'informations. 
  • Oui, mais on n'a que ça en rayon. 


Beckett se décala légèrement et fixa un point derrière Castle. Elle semblait déterminée. 

  • A quoi vous pensez ? 
  • Je suis flic. Pas médium. Dit-elle en redirigeant son regard sur l'écrivain.
  • Et alors ?
  • Alors je vais faire ce que je fais le mieux. Puis elle reporta son attention derrière l'écrivain. Je pars à la chasse aux infos. 


Castle, intrigué, se retourna pour comprendre sa partenaire. Il sourit lorsqu'il remarqua ce qui monopolisait son attention. Ryan et Esposito, en pleine réflexion. Il ne pu retenir son excitation.

  • J'adore cette enquête ! 


A ses côtés, Beckett souriait franchement pour la première fois de la journée.






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Caractéristiques physiques:
- 1m63
- Physique athlétique
- Longs cheveux bruns
- Yeux sombres

Equipement:
- Tenue noire
- Communicateur Bell
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- 2 couteaux de combat

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Re: Castle Addict

Message par Plume le Mer 24 Juin - 23:01

La suite 

Chapitre 6 :


  • Ils ne sont pas idiots. Ils vont se méfier.
  • Je le sais Castle. On n'aura sans doute que très peu de temps. C'est pour ça qu'il faut cibler les recherches. 
  • Le prêtre et le militaire. Nos deux suspects. Castle sembla réfléchir un moment. Ça peut marcher, ...
  • ... si on la joue fine.


Un sourire espiègle se dessinait sur le visage de la détective. Puis, dans un même mouvement, Beckett et Castle se levèrent et se tournèrent vers la pièce où enquêtaient leurs adversaires. 

  • Opération "Diviser pour conquérir", phase 1. Annonça Castle, s'imaginant déjà incarnant le prochain James Bond. Je prends Ryan.
  • Et je m'occupe d'Esposito. Donnez-moi 2 minutes et ensuite, ... à vous de jouer ! 


Beckett s'éloigna de quelques pas avant de se retourner. 

  • Oh et, Castle ? Ayez l'air naturel ! 


Elle n'obtint qu'une grimace comme réponse et repartit vers les gars, d'une démarche assurée. Esposito donna un coup de coude à son acolyte et referma le dossier d'un geste sec en voyant approcher Beckett. Tout deux avaient cesser de parler lorsqu'elle ouvrit la porte.

  • Je sais pas vous mais moi j'ai faim. Il est déjà midi passé et j'ai rien avalé ce matin. Je vais aller nous chercher un truc à manger. L'un de vous m'accompagne ? 
  • Pourquoi t'y vas pas avec Castle ? 
  • Pour vous laisser tout le loisir d'étudier notre dossier ? Tu rêves ! Gates ne veut pas qu'ils sortent de l'enceinte et puis, ... elle jeta un coup d'oeil à l'écrivain, je dois dire que ne pas entendre parler de la CIA pendant 5 minutes ne me fera pas de mal ! 


Sa dernière réplique eut le mérite de dérider un peu ses interlocuteurs. 

  • Aller les gars, on est pas en guerre tout de même ! Devant l'absence de réaction, elle ajouta. Celui qui m'accompagne choisit le menu. 


Ryan et Esposito se regardèrent et le second finit par prendre sa veste. 

  • Ce sera chinois ! Et c'est toi qui paye !



Castle attendit que les portes de l'ascenseur se soient fermées sur Beckett et Esposito pour entrer en scène. Il rangea son dossier dans le tiroir du bureau de Beckett et ferma ce dernier à clé avant de rejoindre Ryan.

  • Salut ! Alors, vous avancez ?
  • Et vous Castle ?  

Un sourire entendu apparut sur les visages des deux hommes. 

  • Ok, on ne parle pas de l'enquête. Comment va Jenny ? 
  • Bien, elle nous a organisé un week-end en Floride pour le mois prochain. 
  • Floride ! Miami, son soleil, ses plage de sables chauds et ses bikinis, ... 
  • Je ne crois pas que c'est pour ça qu'elle a choisit cet endroit, Castle. Enfin, surement pour le soleil et la plage mais je suis presque sûr que ce n'est pas pour les bikinis, ... 
  • Seulement presque sûr ? 


Gagné ! Il avait réussit à faire rire le policier. Mais le temps jouait contre lui. 

  • Un café ? 


Ryan sembla hésiter. Il jetait des regards successifs à sa tasse désespérément vide et au dossier de son équipe.

  • Je serais avec vous tout le temps Ryan, que voulez vous que je fasse ? Je n'ai pas encore réussit à me dédoubler. Bien que ce serait cool. 


Alors que Castle partait dans ses réflexions, Ryan, convaincu, se leva et suivit l'écrivain jusqu'à la salle de repos.

  • Qu'est-ce que vous feriez, vous, avec le don d'ubiquité ? 
  • J'en sais rien, ... je pourrais doubler mes soirées. Un moi avec Jenny et l'autre à boire un verre avec Javier. C'est parfois difficile d'en laisser un sans le vexer, ...
  • La dure loi de l'Amour ! Mais vous n'êtes pas assez ambitieux ! Moi , j'utiliserais un de mes mois pour suivre Alexis partout. Comme ça je serais sûr qu'il ne lui arrive rien.
  • Espionner votre fille ? Ryan regarda son ami avec un air peu avenant. Vous êtes encore plus tordu que je ne le pensais, ... Et que faites-vous de son intimité ?
  • Et que faites-vous de ma tranquillité d'esprit ? 


Ryan ne prit même pas la peine de répondre à cela et savoura son café en silence. Puis les deux compères reprirent une conversation banale jusqu'à l'arrivée de leurs collègues. Ils s'installèrent tous les quatre autour de la table et dégustèrent leurs repas. Beckett comprit, d'un sourire de Castle, que leur plan avait fonctionné comme ils l'espéraient. C'est donc de bonne humeur qu'elle participa aux diverses discussions.

Chapitre 7 :
A peine le repas terminé les deux équipes se séparèrent pour reprendre leurs investigations. Ryan et Esposito regagnèrent leur salle. Ryan eut juste le temps de refermer la porte derrière lui qu'Esposito le harcelait déjà de questions. 


  • Qu'est-ce que t'as dit Castle ? Il n'a pas vu le dossier, hein ? Tu ne lui a rien dit ? 
  • Du calme Javi ! On n'a pas parlé de l'affaire et il était tout le temps avec moi, je ne l'ai pas lâché des yeux. Il n'a pas eu accès au dossier, je t'assure. Et de ton côté ? Beckett t'as questionné ? Elle est redoutable en interrogatoire ! 
  • Pourquoi crois-tu que je me sois proposé ? Tu lui aurais tout balancé en moins de deux ! 


La mine vexée de l'irlandais s'évanouit avec le sourire de son partenaire. 

  • Sérieusement. C'est plutôt bizarre en fait, ... Elle n'a pas abordé le sujet. Pas la moindre question.
  • C'est louche, ...


D'un même mouvement, leurs regards convergèrent vers l'extérieur de la pièce. Là où leurs adversaires semblaient en pleine discussion. 

  • Vous croyez qu'ils se doutent de quelque chose ? Castle n'osait pas se retourner pour observer les gars. 
  • Bien sûr ! Je n'ai pas questionné Espo. Il doit être en train de se demander pourquoi. Il vont savoir qu'il y a quelque chose de pas normal. 
  • Alors pourquoi ne pas avoir poser de questions ? Ils ne se douteraient de rien à l'heure qu'il est. Demanda Castle, surpris. 


Beckett, elle, était aux premières loges pour observer ses collègues et ne se privait pas le moins du monde. Elle reporta son regard sur l'écrivain et un sourire narquois éclaira son visage. 

  • J'aurais pu oui. Mais ça aurait été beaucoup moins drôle ! 






  • Regarde-la ! Elle se paie notre tête ! Râla Esposito. 
  • Mais non, Bro ! Elle veut nous déstabiliser ! Tu sais comment elle est !  
  • Ouai et bien je comprends pourquoi tous les suspects craquent en interrogatoire ! 


D'un geste râleur, il ferma les stores de la salle. Ainsi, il ne pu pas voir la jeune femme sourire de plus belle en voyant arriver Karpowski. 

  • Rappelle-moi de ne jamais jouer contre toi Beckett ! 
  • Promis ! Tu as quelque chose pour moi ? 
  • Le colonel est hors du coup ! D'après leur dossier, il aurait été blessé lors de sa dernière mission. Un éclat d'obus près de la colonne vertébrale. Cela ne le paralyse pas mais il ne peut plus faire d'effort violent. Vu la localisation il doit être tout juste capable de lever son verre pour boire.
  • Alors déplacer un cadavre relèverait du miracle... Ce qui nous laisse l'homme d'Eglise. Déduit Castle. 
  • J'ai pas d'info sur lui. J'ai fait au plus vite pour ne pas éveiller les soupçons. 
  • C'est déjà beaucoup ! Je te revaudrai ça ! 
  • Fais moi gagner et on est quitte. 


Sur ce, Karpowski s'éloigna et retourna à son bureau. C'est un Castle troublé qui reprit la parole. 

  • Vous avez remarqué qu'elle ne s'adresse qu'à vous ? C'est à croire que je n'étais pas là. C'est vexant ! Moi aussi travaille pour résoudre cette affaire ! 
  • Ne faîtes pas l'enfant Castle ! On a les infos. C'est le plus important, non ?
  • Mouais, ... répondit-il, pas convaincu pour autant. Je dois l'intimider.


Beckett leva les yeux vers lui. Mi-amusée, mi-dépitée. 
- Mais oui, c'est sûrement ça, ...  

Chapitre 8:


  • Tu ne tueras point. Castle avait pris un voix grave est ferme. Apparemment notre révérend avait séché quelques cours de catéchisme. Dit-il en jouant avec les figurines d'éléphants présentes sur le bureau de Beckett. 
  • Si ma mémoire est bonne, il existe d'autres commandements comme, ... D'un geste vif, elle récupéra sa figurine des mains de l'écrivain. ... Tu ne convoiteras pas les biens de ton voisin ! 


Elle gratifia l'écrivain d'un regard appuyé en remettant l'objet en place. Loin de se démonter, Castle entra dans son jeu. 

  • Oui et bien il a aussi préconiser de n'avoir qu'une seule femme alors je ne suis plus à un commandement près. 


Il su qu'il avait remporté cette manche lorsque la détective leva les yeux aux ciel en soufflant et changea de sujet. 

  • Pourquoi notre révérend bafouerait un commandement ? 
  • L'argent ! Le regard surpris de Beckett le poussa à argumenter. Ben quoi ? Je doute que se soit le sexe. Quoique, il n'est peut-être plus à un pêcher près lui non plus, ... Et il faut bien avouer qu'il y a plus désagréable, ... 
  • Castle ! 
  • Oui ?
  • Focus ! 
  • Ben c'est vrai, non ? 
  • J'ai besoin d'un café ! 


Beckett se leva rapidement et se dirigea vers la machine à café, dossier sous le bras et Castle sur les talons. 

  • Effacez-moi ce sourire Castle ! 
  • Oui madame ! 


Il ne s'attendait pas à ce que la jeune femme stoppe net sa progression et se retourne de manière à lui faire face. Il eut juste le temps de s'immobiliser avant de lui rentrer dedans. Ils n'étaient alors qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et le regard de sa partenaire le fit bruyamment déglutir et lui fit perdre immédiatement le sourire. Sourire qu'elle afficha sitôt retournée. Il était tellement facile de le mener à la baguette. Tous deux arrivèrent silencieusement dans la salle de repos. Castle s'affaira à la cafetière pendant que Beckett fermait la porte pour s'assurer de ne pas être entendus. Puis ils s'installèrent autour de la table, devant le dossier ouvert. 

  • D'après le dossier, l'homme de Dieu n'est pas si vertueux. C'est apparemment celui qu'il faut aller voir en cas de problème. Déclara la détective. 
  • Normal. Il doit prendre soin de ses ouailles. 
  • Moyennant finance ? Les valeurs se perdent, ...
  • Tout le monde doit vivre. Peut-être que les dons des fidèles ne lui suffisaient plus. Alors il a élargit son champs de compétences. 
  • On l'aurait payé pour tuer ce milliardaire. Ce qui nous laisse la question du qui. 
  • On a déjà écarté le geek.... Commença Castle.
  • ... Ce n'est pas non plus le militaire. Trop orgueilleux pour demander ce genre de service à un prêtre... Poursuivit Beckett.
  • ... On peut éliminer la cuisinière. Je doute que son salaire lui permette ce genre de folie...
  • ... Il nous reste donc la jeune et jolie starlette...
  • ... Et le vielle aristocrate.




Pendant  ce temps dans une autre pièce close. 

  • Un rouleau à pâtisserie ! S'exclama Ryan. 
  • Qu'est-ce que tu peux être cliché parfois. Heureusement que Castle ne t'entend pas, il te ferais un sermon sur ton manque d'imagination. Un pistolet laser, ça c'est cool ! 
  • Et où elle se serait dégoté un pistolet laser, monsieur j'ai-de-l'imagination-à-revendre ? 
  • Bonne question, ... 
  • Et qu'est-ce que tu pense d'un poignard ? Classique, efficace et maniable ? 
  • Mouai, ... mais je maintiens que le pistolet laser, c'est plus cool !
  • Si tu veux. Mais elle aurait facilement pu avoir accès au poignard, ... ou simplement à un couteau de cuisine.


Ryan nota leurs conclusions sur une feuille de leur dossier. 

  • Je résume. Nous avons le coupable, le mobile, et l'arme. Il nous manque la scène de crime...





-La salle de billard ! J'imagine déjà la scène. Lumière tamisée, une partie en cours à échanger des banalités. Et au moment ou la victime se penche pour rentrer la huit dans le troisième trou et gagner la partie, ... BAAAAAAAAM ! Un coup bien placé sur la nuque et le voici parti pour un repos éternel. Il ne restait plus qu'à trainer le cadavre dans la pièce d'à côté et à rafler le pactole.

  • Et pourquoi la salle de billard ? Pourquoi pas la chambre, ou la cuisine ? 
  • Beckett, Beckett, Beckett, ... Il faut donc tout vous apprendre ? 


La détective restait dans l'expectative alors que l'écrivain prenait de grands airs pour exprimer sa théorie. 

  • La chambre, c'est bien trop personnel. Notre assassin a été engagé pour tuer ce pauvre homme et la cuisine, ... rien de plus vulgaire. Beaucoup trop cliché et puis, qu'est-ce qu'un milliardaire mégalo irait faire dans sa cuisine ? C'est pour les domestiques ! La salle de billard c'est tellement plus cool, plein de mystères.


En observant son partenaire passionné, Beckett s'était assise sur son bureau, un sourire aux lèvres.  

  • Vous y tenez à votre salle de billard. 


L'intéressé se tourna vers la jeune femme avec une mine de chien battu. 

  • S'il vous plaît...
  • Au point où on en est, ... Céda-t-elle en soupirant. Eh bien, il ne nous reste plus qu'à aller voir Gates.



Au même moment, Ryan et Esposito sortirent de leur salle, un sourire au lèvres. 

  • Alors Beckett ? Vous en êtes où ? Lança l'hispanique.
  • À l'heure de vérité et vous ? Répondit la détective.
  • On va voir le capitaine pour lui soumettre nos conclusions. Continua Ryan. 
  • Allons-y ensemble ! Conclu Castle. 


C'est ainsi que nos quatre héros se présentèrent devant le bureau de Gates. Après avoir frappés, ils entrèrent dans l'antre du capitaine qui les accueilli, une fois n'est pas coutume, avec un sourire moqueur.

  • Enfin ! Je vous écoute ! 


Chapitre 9 :



  • Honneur aux dames.
  • Je suis si bête que ça Ryan ? 


Le regard de la jeune femme ne suggérait aucune réponse. 

  • Dès l'instant où nous aurons dérouler le meurtre sous vos yeux, il ne vous restera qu'à répéter comme des perroquets. Hors de question. 
  • Il faut pourtant que quelqu'un commence. Souligna Esposito, tentant tant bien que mal de soutenir son collègue.
  • J'ai une idée ! 


Castle s'empara d'un bloc de post-it sur le bureau du capitaine. Il avait déjà son butin dans les mains lorsqu'il croisa le regard noir de la propriétaire qui croisa les bras et se cala dans son fauteuil tout en fixant l'écrivain. Celui-ci se figea et déglutit bruyamment.

  • Je peux ? 

- Mais faîtes comme chez vous, je vous en prie ! 
Il eut une seconde d'hésitation, ne sachant comment prendre la remarque du capitaine et décida d'être optimiste.

  • On écrit le nom du coupable, l'arme et la scène de crime. Ensuite on donne les post-it au capitaine et on expose nos théories. On ne pourra pas utiliser les idées de l'autre équipe puisque le capitaine, tellement attentive et vive d'esprit, le remarquera tout de suite. 
  • N'en faîtes pas trop monsieur Castle ! 


L'écrivain fit de son mieux pour ignorer la remarque de Gates et tendit un post-it aux gars qui avaient bien du mal à se retenir de rire. Lorsqu'il se tourna vers Beckett, il remarqua qu'elle était dans le même état. Il s'approcha un peu plus d'elle et marmonna, tout en écrivant leurs conclusions. 

  • Merci pour le soutien, ... 
  • C'est un plaisir. Répondit-elle sur le même ton. 


Dans le même temps, une oreille attentive aurait pu entendre le détective Ryan grommeler.
- Je voulais juste être galant, ...
Les papiers furent remis à Gates qui invita Ryan et Esposito à démarrer. C'est l'hispanique qui prit la parole en premier. 

  • C'est un coup de la cuisinière ! 
  • Mais c'était un accident ! 
  • Oui et non, ... 
  • Décidez-vous inspecteurs ! C'est un accident ou ça n'en est pas un ! Intervint Gates. 
  • En fait, continua l'irlandais, elle a bien chercher à tuer, mais elle s'est trompée de personne. 
  • On va gagner, c'est sûr ! Leur histoire n'a ni queue ni tête ! 


Apparemment Castle avait dû dire ça plus fort que prévu car tous les yeux se tournèrent vers lui. Irrité Esposito poursuivi. 

  • Sachez, monsieur-je-sais-raconter-des-histoires, que la cuisinière était une enfant-star ! Elle avait fait des pubs quand elle était môme mais n'avait pas réussi à percer. 
  • Alors, quand elle a appris que la starlette avait eu des débuts peu avouables qui l'avaient mener à la gloire, elle n'a pas beaucoup apprécié.
  • Elle a donc décidé de se venger ! 
  • Et je suppose qu'elle l'a fait à coups de rouleaux à pâtisserie ? Se moqua Castle. 
  • Qu'est-ce que vous pouvez être stéréotypé, Castle ! 


À la dernière remarque de Ryan, Esposito de tourna brusquement vers lui, sourcils relevés en une expression de surprise. L'irlandais se racla la gorge avant de détourner le regard. Beckett avait de plus en plus de mal à rester neutre face à l'échange animé qui se déroulait dans ce bureau. Castle, ne comprenant pas vraiment l'attitude de Ryan, haussa simplement les épaules en attendant le suite. Quant à Gates elle contemplait la scène en se disant qu'un peu d'animation ne pouvait pas lui faire de mal. Elle commençait même à s'en vouloir de ne pas filmer ce moment. 

  • Poursuivez !
  • Comme je m'apprêtais à dire, avant l'interruption intempestive d'un certain auteur dont je tairai le nom, continua Esposito en fixant Castle, la cuisinière s'est servit d'un poignard, ou d'un couteau de cuisine, pour tuer la victime, alors qu'il entrait dans son bureau.
  • Mais elle pensait que c'était la starlette et lorsqu'elle s'est aperçue de son erreur, il était déjà trop tard ! 
  • Pourquoi aurait-elle pensé que la jeune idole irait dans le bureau de notre victime ? 


C'était la première fois que Beckett prenait la parole depuis que les gars avaient commencer leur plaidoyer. Elle semblait vraiment perplexe. 

  • Parce que c'était dans ses habitudes. Elle s'y isolait régulièrement pour passer des coups de fils en l'absence du propriétaire. Répondit Ryan. 
  • Alors cette fois-ci, poussée par la jalousie, elle l'attendait, tapie dans l'ombre. Poursuivit son équipier.
  • Et pourquoi déplacer le corps ? Questionna Gates. 
  • Très peu de gens avaient accès au bureau du milliardaire. C'était sa salle privée. Seule la starlette avait l'autorisation d'entrer. Et la cuisinière avait la clé pour toutes les fois où elle devait lui apporter son repas là-bas et débarrasser ensuite. 
  • C'est donc Madame Leblanc, avec le poignard, dans le bureau ! Mademoiselle Rose peut se sentir chanceuse d'avoir échapper au courroux de la jalousie ! 


A la fin de sa réplique, c'est un Ryan fier de lui qui se tourna vers ses adversaires l'air de dire "Essayez de faire mieux que ça !"

  • Théorie intéressante, messieurs. Voyons maintenant celle de Beckett et son ombre. 
  • Honneur aux dames. 
  • Merci Castle. 


Alors que Beckett s'apprêtait à commencer, elle fut coupée par le marmonnement de Ryan, s'adressant à Esposito. 

  • Pourquoi il ne se fait pas rembarrer, lui ? 


Il se rendit compte qu'il avait parlé plus fort que prévu lorsqu'il vit quatre paires d'yeux se tourner vers lui, accompagnées d'un silence de mort. Légèrement irrité, il ne se laissa pas impressionner. 

  • Ben quoi ? C'est vrai ! 


Il ne reçut aucune réponse si ce n'est un sourcil levé de la part du capitaine. 

  • Beckett, je vous écoute. 
  • Oui capitaine. Selon nous, l'assassin est un mercenaire. Il a été engagé par la vieille aristocrate pour supprimer notre victime. 
  • Ne me dites pas qu'il a réussi à vous fourguer l'une de ses théories sur la CIA ! Commença Ryan. 
  • Mais non, Bro ! Ils vont nous dire que c'est un coup des petits hommes verts ! Renchérit l'hispanique. 
  • Quand vous aurez fini de faire les malins, on pourra sans doute entendre leur version des faits. Exposa calmement Gates, ce qui eut pour effet d'instaurer le silence. 


Beckett se tourna alors vers Caste, un sourire moqueur aux lèvres. 

  • Allez-y Castle. Racontez leur ! 


L'écrivain, avec un grand sourire, fit craquer ses doigts, étira son coup, roula des épaules, et, ... Beckett s'impatienta.

  • Castle ! 
  • C'est bon, j'y vais ! Pas la peine de s'énerver ! Il faut tout d'abord savoir une chose. La seule chose importante pour cette vieille aristocrate est sa condition. Née d'une famille riche. Eduquée dans les meilleurs écoles. On lui a répété toute sa vie qu'elle devait avoir une conduite irréprochable. Toujours polie, accueillante, d'humeur égale, elle est la parfaite maîtresse de maison, l'illustration même de la femme de bonne société. 


Il marqua une pause théâtrale et observa son auditoire. Ils étaient tous suspendus à ses lèvres, silencieux. 

  • Alors lorsqu'elle apprend qu'il y a eu un témoin de sa seule faute, de l'unique fois où ses émotions ont pris le pas sur sa bonne éducation, elle n'a d'autre choix que de l'éliminer. Sa richesse, sa réputation sont fondées sur son comportement, si elle perd ça, elle perd tout. Et c'est inacceptable ! 


Il avait réussi à capter son auditoire. Il sourit même en voyant Ryan hocher légèrement la tête, comme pour donner inconsciemment son accord sur le scénario de l'écrivain. 

  • Mais ses bonnes manières sont tellement ancrées en elle qu'elle ne peut imaginer agir elle-même. Et il faut se rendre à l'évidence, elle n'a plus la force de ses vingt ans. Alors elle s'adresse à celui qui pourra la dépanner. C'est tard, un soir, qu'elle se fait déposer à l'église du quartier. Là, elle rencontre un homme à qui le voeux de pauvreté ne convient plus. Un homme qui connaît tellement Dieu, qu'il ne craint pas sa colère. Il touche la moitié de l'argent immédiatement, la suite, lorsque le travail sera fait. 
  • Un prêtre ?! Vous allez loin Castle ! L'irlandais était sortit de sa transe lorsqu'il avait comprit le cheminement du conteur. 


L'intéressé ignora l'interruption et poursuivit. 

  • ll se trouve que ce jour-là, une partie de billard opposa notre homme et la victime. Et en plus, ce dernier était en train de gagner ! Bref, lorsque l'occasion se présenta, que la victime était courbée au dessus de la table, près à jouer le coup gagnant, il en reçut un tout aussi décisif. Le mercenaire, avait saisi le premier objet qui lui était tombé dans les mains et avait frappé le vieil homme sur la nuque, en une blessure fatale ! Il ne lui restait plus qu'à déplacer le corps dans une pièce neutre et à récupérer le reste de la somme. termina Castle. 
  • Pour résumer, le coupable est donc le révérend Olive, commandité par Mme pervenche, dans la salle de billard et avec le chandelier. 


Un silence accueillit cette conclusion, avant d'être coupé par Esposito. 

  • Pourquoi la sale de billard ? 


Alors que Castle ouvrait la bouche pour répondre, Beckett fut plus rapide et lui ferma de la main. 

  • Crois-moi Espo, tu ne veux pas savoir. 


Gates profita de cet échange pour jeter un oeil aux deux post-it et constata que les réponses données correspondaient. 

  • Alors capitaine. Qui sont les gagnants ? 


Ryan avait craqué le premier. Ne supportant plus ce suspense insoutenable. 

Chapitre 10:
 Le capitaine ne répondit pas tout de suite. Semblant se délecter de leur impatience. La tension, dans la pièce, était palpable. Tous les yeux étaient braqués sur la femme trônant derrière le bureau. Puis, elle se décida enfin à ouvrir la bouche. 


  • Je dois dire que vos théories sont intéressantes. Je ne m'attendais pas à autant d'imagination de votre part. Vous vous êtes vraiment donné à fond dans cette affaire. Mais avant de donner le nom des vainqueurs, j'ai encore une question.


Gates se tourna vers Beckett.

  • Pourquoi le révérend ? 
  • Oui, pourquoi le meurtrier doit être un homme d'Eglise ?! S'énerva Ryan.
  • Doucement, Bro ! Tenta de le calmer Esposito. 


Cette animation troubla suffisamment Castle pour que Beckett ait le temps de répondre avant lui. 

  • Par élimination. Le professeur n'avait aucun mobile apparent et Castle a jugée les femmes trop frêle, vieille et, ... disons, bien en chair, pour déplacer un cadavre.  Et la blessure du colonel ne lui permettait pas non plus. Le seul qui ait pu déplacer le corps était donc le prêtre. 


Le capitaine sembla réfléchir quelques instants avant de reprendre la parole. 

  • Vos déductions tiennent la route mais, il ne me semble pas que la blessure du militaire figurait parmi les informations de votre dossier. 


D'un coup, Ryan et Esposito les regarda, choqués. Puis, se regardèrent l'un l'autre, s'accusant silencieusement l'un l'autre de la fuite d'information. Castle l'air d'un petit garçon pris en faute alors que Beckett affichait un regard confiant. 

  • Je suis flic. Pour résoudre les enquêtes, j'ai besoin d'informations. Celle qui me manquent, je vais les chercher. Exposa-t-elle simplement. Ou je me débrouille pour les obtenir. 
  • Comment ? Questionna Ryan. Quand ? On n'a pas lâché le dossier des yeux ! Sauf, ... Il fronça les sourcils, réfléchissant intensément, ... j'étais avec vous tout le temps ! 
  • Voyons Ryan, vous nous croyez assez bêtes pour tenter une confrontation directe ? Castle était visiblement fier de lui. 


Les deux inspecteurs se regardèrent et s'exclamèrent en même temps. 

  • Karpowski !! 


Ils n'en revenaient pas. Alors que Castle et Beckett souriaient, Ryan et Esposito fulminaient. Réfléchissant déjà à leur vengeance sur leurs collègues lorsque la voix de Gates se fit entendre. 

  • Bien joué ! Je dois dire que je n'en attendais pas tant de votre part sur cette pseudo enquête. Mais, malheureusement cela n'a pas suffit. Lieutenant Beckett, Monsieur Castle, vous avez perdu. 
  • Quoi ?! 


C'était au tour de Beckett de ne pas en revenir. Alors que Castle était clairement déçu, elle, semblait être perdue, ne comprenant pas où elle avait fait fausse route. Les gars, quant à eux, étaient aux anges, fêtant déjà leur victoire lorsque, ... 

  • Vous aussi, messieurs. 
  • Pardon ?!


L'hispanique s'était stoppé net. Le sourire avait déserté son visage, tout comme celui de son acolyte. 

  • Vous avez fait preuve d'une grande implication tous les quatre, mais vous avez oublié une chose essentielle. 


Un silence de mort attendait la suite de cette déclaration. 

  • Il s'agit d'un jeu de société. La logique n'a rien avoir là dedans. Le meurtrier, l'arme et le lieu du crime sont tiré au hasard. Dit-elle le plus calmement du monde en sortant une pochette du tiroir de son bureau devant les yeux stupéfaits de ses subordonnés. Dans ce cas précis, l'assassin était le professeur violet, dans la salle à manger, avec la clé anglaise. 


Un ange passa. Ryan, résigné, ruminait son échec. Esposito, contrarié, fixait la fenêtre. Castle, étonné, ouvrit plusieurs fois la bouche pour parler avant de se raviser. C'est finalement une Beckett stupéfaite qui brisa le silence. 

  • C'est une blague ?! Vous nous demandez de résoudre une enquête imaginaire avec des informations incomplètes pour finalement nous dire que la solution n'a rien à voir ?! On a passé la journée à se prendre la tête pour ça ?! Pourquoi ? 
  • Pour vous occuper tout simplement. J'en avait marre de vous voir tourner en rond en vous chamaillant sans arrêt. Et je dois dire que vous voir vous démener autant dans le vide avait un côté amusant.


Beckett n'en croyait pas ses oreilles. Elle était tellement abasourdie qu'elle ne trouva rien à répondre. 

  • Maintenant allez donc à la morgue. Le docteur Parish vous expliquera elle-même votre gage.


L'équipe sortie en silence du bureau et se dirigea vers l'ascenseur. Lorsque les portes s'ouvrirent, ils s'y engouffrèrent tous les quatre. 

  • Je rêve. Laissa échappé Beckett. 
  • Elle s'est bien payé notre tête ! Continua Esposito. 
  • Elle n'avait pas tort. Osa Castle. C'était plutôt marrant.


De la vitre de son bureau, Gates, un léger sourire aux lèvres observa les portes de l'ascenseurs se refermer sur le trois paires d'yeux fusillant l'écrivain. 

Chapitre 11:
C'est un quatuor dépité qui pénétra dans la morgue. En les voyant arrivé, un grand sourire éclaira le visage de la légiste. 


  • Alors ? Qui sont les heureux gagnants ?


Seul le silence, lui répondit. Mais les regards passablement irrités de Beckett et Esposito valaient mille mots. L'irlandais se décida à briser la glace. 

  • Gates s'est payé notre tête. Personne n'a gagné ! 
  • Ce qui, dans une situation normale, annulerait le pari. Ajouta Espo. 
  • Mais comme tu as décidé de mettre Gates dans le coup, on n'a pas le choix. Merci Lanie. Poursuivi Beckett.


Le sourire de la jeune femme n'avait pas faibli, bien au contraire. 

  • Ce qui fait que c'est moi qui gagne tout compte fait ! 
  • Il faut jouer pour gagner, Lanie. Et vous avez refusé de prendre partie. Tout comme ses collègues, Castle ne comprenait pas la joie du médecin. 


Le sourire de Lanie se fit plus énigmatique et, alors que les trois compères s'interrogeaient mutuellement du regard, Beckett fixait son amie. Son expression passa de la colère à l'incompréhension, puis à la stupéfaction. 

  • L'enjeu du pari t'avantage, n'est-ce pas ? Quels que soient les perdants, tu y trouves ton compte.
  • Hey ! C'est légal ça ? 
  • Castle ! 
  • Quoi ? 


Beckett ne prit pas la peine de répondre. Elle fixa son attention sur la légiste qui tentait de cacher son hilarité. 

  • Aller chica, crache le morceau ! 


La jeune femme sortit de sa poche une feuille de papier plier en quatre. La feuille arrachée au bloc du barman du Old Haunt. La feuille sur laquelle elle avait inscrit l'enjeu du pari. 

  • Voyez par vous-même. 


Alors qu'Esposito s'approcher pour prendre le bout de papier que tendait Lanie, Beckett le devança et s'empara de l'objet. Elle le déplia sans quitter son amie des yeux et, une fois aplanie, porta son regard sur la feuille. 

  • On n'est pas des criminels, Lanie ! 
  • Pourquoi vous dites ça ? On va devoir porter ses horribles combinaison orange ? Il suffisait de regarder Castle pour savoir ce qu'il pensait de cette éventualité.
  • Mais bien sûr, Castle ! Le rêve de Lanie est de vous voir dans cette tenue, vous ne saviez pas ? Face à la grimace de l'écrivain, Beckett répandit la bonne nouvelle. 30 heures de travail à la morgue ! 
  • Sur les temps morts au poste, je suppose, ... 
  • Très drôle, Castle ! Répondirent simultanément les gars alors que Beckett et Lanie se contentèrent de lever les yeux au ciel en soupirant. 
  • Je suppose que ça ne va pas être si terrible que ça. Lança Ryan. On voit des cadavres tous les jours alors, un de plus ou un de moins, ... 
  • Tu peux rêver, Bro ! C'est une vraie tortionnaire ! On n'aura pas une minute de répit ! Sauf Beckett bien sûr ! Esposito se tourna vers sa supérieur, un léger reproche dans le regard. Ça ne sera que 30 heures de commérages supplémentaires. A votre place, je me méfierai Castle ! Dieu seul sait ce qu'elle vont bien pouvoir se raconter ! Vous allez en prendre pour votre grade ! Et moi aussi, ... L'hispanique prononça ces trois derniers mots plus bas, en grommelant. 


L'intéressé sembla perturbé par ce discours, avant de reprendre confiance. 

  • Mais non ! Toutes les femmes aiment Richard Castle ! Et je suis sûr que Lanie ne sera pas si méchante que ça. Travailler pour elle ne me pose pas de problème. 
  • Bien tenter Castle, mais je vous réserve un traitement spécial. VIP. Ce n'est pas pour moi que vous travaillerez, ici. Mais pour mon assistante. 
  • Hum... Une jeune et jolie assistante, n'est-ce pas ? 


L'écrivain avait instantanément remis son visage de charmeur, pour le grand plaisir de Lanie et Beckett qui avait compris où l'entrainait la légiste. Cette dernière était sur le point de répondre lorsqu'une voix venue de derrière l'écrivain le fit pour elle. 

  • Et mineure ! 


La surprise de Castle était telle que ses yeux faillirent sortirent le leur orbite. Il exécuta un rapide demi tour pour contempler...

  • Alexis ?!
  • Salut papa ! Répondit la jeune fille en souriant de toutes ses dents. 


L'écrivain fit de nouveau face à la légiste. 

  • Je vais travailler sous les ordres de ma fille ? C'est une blague ? 
  • Ce n'est finalement qu'un juste retour des choses, Castle. Elle a toujours été la plus mature des deux. 


Finalement, cette situation amusait Beckett, maintenant qu'elle savait en quoi consisterait sa "peine". 

  • Papa, j'aurais besoin que tu classes ces dossiers par ordre croissant.


C'est avec un regard mort que Castle se dirigea vers la pile monumentale de dossiers entassés sur le bureau de la légiste. Il se retourna juste à temps pour surprendre le sourire victorieux de sa fille. 

  • Ne t'avises pas d'y prendre goût, jeune fille ! 


Lanie en profita pour donner ses ordres à son tour.

  • Ryan, il faudrait mettre Mr. Jefferson dans le box 15 et quand tu auras terminé, un coup de balai ne serait pas inutile. 
  • Pff...
  • Esposito, ces instruments ont besoin d'un bon nettoyage. 
  • De la vaisselle ? Des années de services dans les forces de l'ordre de notre grande nation pour faire la vaisselle ?! C'est un Esposito résigné qui se dirigea, son fardeau en main, vers l'évier, sous le regard amusée des deux jeunes femmes.
  • Et Kate ? 
  • Oui Lanie ? 
  • Un café ? 
  • C'est ma tournée ! 







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Caractéristiques physiques:
- 1m63
- Physique athlétique
- Longs cheveux bruns
- Yeux sombres

Equipement:
- Tenue noire
- Communicateur Bell
- Laryngophone
- Zat
- 2 couteaux de combat

Plus mes "objets personnels" : Occulteur personnel et appareil de guérison goa'uld

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Journal de bord de Plume
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Sage de Stargate Zone

Grade : Docteur
Messages : 3240

Informations
Poids porté:
14/27  (14/27)
Points SGZ:
61/100  (61/100)

Re: Castle Addict

Message par Jacob Smith le Jeu 25 Juin - 19:19

oulà, c'est un peu long. je n'ai malheureusement pas le temps de lire ce soir mais dès que je reviens de vacances je m'y attèle. Rappelle le moi au cas où je ne m'en souvienne pas.



Qui est Jacob Smith ?
_________________
Caractéristiques physiques:
1m 80-35 ans-large d'épaules-boite lègèrement

Equipement:
1zat
1 bloc note et des stylos de couleurs
1 briquet
1 paquet de mouchoirs
1 radio
1 pantalon une chemise et une veste noirs
1 montre
1 tablette tactile
1 couteau
1 gourde 1L
1 lampe torche
des rations de survie
des ustensiles en métal et couverts pour manger
1 sac à dos 65L
lunettes de soleil
1 caméra
carte de visite de la Terre

________________
Dernière position connue : autour de la porte des étoiles.
Situation : en départ pour mission diplomatique.

Re: Castle Addict

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